Guinée Equatoriale : après le procès des BMA, des élections saugrenues augurant d’une monarchisation

Guinée Equatoriale : après le procès des Biens mal acquis en France,

des élections saugrenues augurant d’une monarchisation

Communiqué du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,

Paris, 16 novembre 2017

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Le 12 novembre ont été organisées des « élections » législatives, sénatoriales et municipales en Guinée Equatoriale. Dans ce pays, le processus de démocratisation n’a pas avancé depuis l’arrivée formelle du multipartisme en 1991. Les conditions de déroulement d’une élection sont si peu présentes, qu’il ne se distingue aucun processus électoral, comme il en existe dans de nombreuses dictatures d’Afrique. Il ne s’agit pas de détournement de processus électoral en amont mais d’absence de processus électoral. Le terme des mandats des députés étaient en mai 2018, et, par surprise, en septembre 2017, le chef de l’Etat a annoncé par décret le 16 septembre, une date du scrutin moins de 2 mois après. Il n’est pas question de Commission électorale indépendante. Aucune condition pour une élection démocratique n’est présente, aucune condition pour des progrès en dictature autour d’un rapport de force n’est non plus présente.

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Au Congo Brazzaville, dans l’indifférence, le 16 juillet, les premières législatives d’Afrique centrale après les coups d’Etat électoraux de 2016

Au Congo Brazzaville, dans l’indifférence, le 16 juillet, les premières législatives d’Afrique centrale après les coups d’Etat électoraux de 2016  

Communiqué du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, Paris, 6 juillet 2017

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Après les quatre inversions de résultats des présidentielles en Afrique en 2016, au Congo Brazzaville, à Djibouti, au Tchad[1], puis au Gabon[2], le blocage des processus de démocratisation de ces pays se confirme dans la perspective des législatives. Alors que les regards sont toujours tournés vers la possibilité d’une transition vers la démocratie en République démocratique du Congo, l’Afrique centrale est plongée dans une crise électorale régionale sans précédent, sans que des pressions soient exercées sur les auteurs des derniers coups d’Etat électoraux. La situation politique chaotique extrême dans laquelle se trouve la République du Congo, dans le silence de la diplomatie internationale, met de nouveau en exergue l’absence d’efforts pour relancer la démocratisation de l’Afrique.Lire la suite »

Togo – Lettre à Laurent Fabius : demande de publication du rapport des experts dans l’affaire des incendies au Togo

Demande à M. Laurent Fabius de publication du rapport des experts dans l’affaire des incendies au Togo

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Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, Paris.

Paris, le 30 avril 2013

M. Laurent Fabius

Ministère des Affaires étrangères, 37, quai d’Orsay, 75700 Paris SP 07

A l’attention de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères

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Communiqué : Djibouti : l’Union européenne abandonne-t-elle les démocrates pour considérer Djibouti comme une zone militaire ?

Djibouti : l’Union européenne abandonne-t-elle les démocrates pour considérer Djibouti comme une zone militaire ?

Communiqué du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,

Paris, 20 janvier 2014

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Le 16 janvier 2014, les principaux leaders de l’opposition à la dictature djiboutienne, dont Ahmed Youssouf Houmed, président de l’Union de Salut National, ont été arrêtés puis libérés[1]. Des marches pacifiques ont eu lieu le 17 janvier pour protester contre la répression et soutenir la coalition, et, de nombreuses autres arrestations ont eu lieu. La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) parlent « d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme »[2].

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Communiqué : Faure Gnassingbé à l’Elysée, démocratie bafouée au Togo : et si le terroriste au Togo, c’était Faure Gnassingbé ?

Faure Gnassingbé à l’Elysée, démocratie bafouée au Togo :

et si le terroriste au Togo, c’était Faure Gnassingbé ?

Communiqué du Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique,

Paris, le 19 novembre 2013.

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Le 15 novembre 2013, Faure Gnassingbé a été reçu en visite officielle à Paris par François Hollande, d’une manière très françafricaine, à la demande pressante téléphonique de Sassou Nguesso, à qui François Hollande semble avoir du mal à refuser quelque chose. La veille, accueilli par le préfet du Morbihan[1], le dictateur s’est rendu à Lorient et à Brest, a visité le chantier naval Raidco Marine, la société Pen Carn Plus Applications de Bolloré, le gestionnaire du port de Lomé, et le Centre Opérationnel de la Marine française. La déclaration conjointe[2] à l’issue de l’entretien est concentrée sur les aspects sécuritaires en Afrique, et se conclut par une allusion à la création d’emploi en Bretagne grâce à la commande de deux vedettes par la Marine togolaise.

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Communiqué : Cameroun, législatives et municipales du 30 septembre, une mascarade de plus : fatalité au Cameroun, normalité en Françafrique ?

Cameroun, législatives et municipales du 30 septembre, une mascarade de plus :

fatalité au Cameroun, normalité en Françafrique ?

Communiqué du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, 18 septembre 2013

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Comme à son habitude, le président camerounais Paul Biya, 80 ans et plus de 30 ans à la tête de l’Etat, a annoncé au dernier moment la date des élections municipales et législatives, le 30 septembre 2013. Il impose une date en pleine saison des pluies, et seuls les candidats disposant des moyens de l’Etat, de 4×4 ou d’hélicoptères, pourront se déplacer partout. Son parti, le Rassemblement démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), a ainsi déjà 20% des sièges faute de candidats ou de campagnes adverses.

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