Congo Brazzaville – coup d’Etat constitutionnel et coup de couteau dans le dos ?

Coup d’Etat constitutionnel de Sassou Nguesso en octobre 2015:

Communiqués et déclarations en France, communiqués de la société civile en Afrique.

  • Elysée, Paris 27 octobre 2015 (non disponible sur internet)

Déclaration transmise par le Président aux agences de presse et aux médias accrédités à la Présidence

  • Europe Ecologie les Verts, Paris, 23 octobre 2013 (14h43 à Paris)

Congo Brazzaville : La France ne peut cautionner le coup d’Etat institutionnel en cours

http://eelv.fr/2015/10/23/go-brazzaville-la-france-ne-peut-cautionner-le-coup-detat-institutionnel-en-cours/

  • Survie, Paris, 23 octobre 2015 (13h23 à Paris)

La France a une responsabilité particulière au Congo-Brazzaville : l’Elysée doit annoncer la suspension de la coopération militaire !

http://survie.org/mot/congo-brazzaville

  • Parti Socialiste, France, Paris, 23 octobre 2015 (10h16 à Paris)

République du Congo : Le Parti socialiste condamne les violences et s’inquiète de la situation politique

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-condamne-les-violences-et-sinquiete-de-la

  • Tournons la Page Gabon, 23 octobre 2015, (6h à Paris)

Le Congo en danger : il faut vite intervenir !

http://makaila.over-blog.com/2015/10/le-congo-en-danger-il-faut-vite-intervenir.html

  • François Hollande, Paris, 22 Octobre 2015 (soirée)

Evènements en République du Congo

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/evenements-en-republique-du-congo/

  • Tournons la Page, communiqué, Paris, le 22 octobre 2015, 17h43

« Le Président François Hollande plante un couteau dans le dos du peuple congolais »

http://tournonslapage.com/republique-du-congo-communique-de-la-campagne-tournons-la-page/

  • Tournons la Page – Congo, Brazzaville, Brazzaville  et Pointe Noire, 21 octobre 2015

Réaction de « Tournons la Page – Congo » aux déclarations de Monsieur François Hollande

http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/

  • François Hollande, Paris, conférence de presse avec IBK, 21 octobre 2015, réponse à la question « Est-ce que le président Sassou a droit de consulter son peuple et quel est message que vous lui adressez ? »

http://www.elysee.fr/chronologie/#e11217,2015-10-21,entretien-avec-m-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-du-mali-3

  • Survie, Paris, 21 octobre 2015.

Congo-Brazzaville : au lieu d’isoler le régime et de suspendre sa coopération militaire, la France accueille aujourd’hui un ministre de Sassou !

http://survie.org/francafrique/congo-brazzaville/article/congo-brazzaville-au-lieu-d-isoler-5037

  • Commission Afrique du Parti de Gauche, Paris, le 18 octobre  2015

Congo  :  Sassou Nguesso  30 ans au pouvoir  « Sassouffit ! »

+ Déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur le Congo (22.10.15 ?)

https://www.lepartidegauche.fr/communique/congo-sassou-nguesso-30-ans-au-pouvoir-quotsassoufitquot-33647

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/2685-congo-brazzaville–hollande-benit-la-ruse-de-sassou.html

  • Parti socialiste, Paris, 24 Septembre 2015, (19h17 à Paris)

République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son

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  • Elysée, Paris 27 octobre 2015

Déclaration transmise par le Président aux agences de presse et aux médias accrédités à la Présidence

La France prend note des résultats du référendum en République du Congo. Les conditions dans lesquelles ce référendum a été préparé et organisé ne permettent pas d’en apprécier le résultat, notamment en terme de participation.

 

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http://eelv.fr/2015/10/23/go-brazzaville-la-france-ne-peut-cautionner-le-coup-detat-institutionnel-en-cours/

Europe Ecologie les Verts, 23 octobre 2013 (reçu à 14h43 à Paris)

Congo Brazzaville : La France ne peut cautionner le coup d’Etat institutionnel en cours

Depuis plusieurs semaines, la République du Congo est en proie à d’importantes tensions liées à la décision de l’actuel président, M. Denis Sassou Nguesso, d’organiser un référendum afin de valider une nouvelle constitution congolaise élaborée en catimini, hors de tout consensus de la classe politique. Ce projet de nouvelle constitution est qualifié tant par l’opposition que par la société civile congolaise de tentative de coup d’Etat constitutionnel. En effet, l’actuelle constitution interdit à M. Sassou Nguesso de se présenter aux élections présidentielles qui doivent se tenir l’année prochaine à la fois parce qu’il a dépassé la limite d’âge fixée à 70 ans et parce qu’il arrive au terme de son second mandat présidentiel : le projet de nouvelle constitution vise précisément à mettre fin à ces deux conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle.

Depuis l’annonce du référendum, prévu le 25 octobre 2015, le pouvoir congolais s’est livré à de nombreuses exactions : arrestations, interdictions arbitraires de réunion et de manifestations, afin d’empêcher les opposants à ce projet de s’exprimer. Les réseaux de communication, y compris Internet, et les signaux radio, notamment ceux de RFI (Radio France Internationale), ont été également coupés.

Cette répression a pris une tournure dramatique ce mardi 20 octobre 2015, journée durant laquelle les principales forces de l’opposition et de la société civile ont prévu d’importantes manifestations de protestation : ces manifestations pacifiques ont été brutalement réprimées par les forces de l’ordre, provoquant au moins cinq morts par balles, selon Amnesty International, ainsi que des dizaines de blessés.

Europe Écologie – Les Verts déplore l’obstination de M. Denis Sassou Nguesso, après 32 ans au pouvoir, à vouloir modifier les règles électorales dans des conditions violant la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, d’autant plus que tout indique depuis des mois qu’une éventuelle candidature de l’actuel président comporte un risque élevé de provoquer de graves troubles et violences.

EELV condamne aussi bien les exactions à l’encontre des populations que les atteintes aux libertés publiques et exprime sa solidarité à l’ensemble du peuple congolais.

EELV appelle au respect à la lettre et à l’esprit de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et, en conséquence, à ne procéder à aucune modification des règles électorales à quelques mois des prochaines échéances présidentielles.

EELV dénonce également le soutien exprimé par François Hollande, le président français, à son homologue congolais lors de son point de presse du 21 octobre 2015. En reconnaissant la légitimité du projet de changement de constitution de M. Sassou Nguesso, non seulement le président français renie sa propre parole mais surtout il répète les erreurs du passé en ignorant les aspirations profondes du peuple congolais ainsi que ses souffrances, souffrances dont une grande partie trouve leur origine dans la mauvaise gouvernance et la gestion autoritaire du pouvoir de M. Sassou Nguesso.

EELV demande au gouvernement français de suspendre immédiatement sa coopération militaire et policière avec le régime de M. Sassou Nguesso.

EELV appelle le gouvernement français, l’Union européenne, l’Union africaine et l’ensemble de la communauté internationale à faire pression sur le pouvoir congolais en vue d’obtenir l’annulation du projet de nouvelle constitution et à accompagner la République du Congo lors des prochaines élections présidentielles afin que celles-ci puissent répondre aux standards internationaux de transparence et afin qu’elles contribuent à la mise en place et à la consolidation d’une démocratie véritable dans ce pays.

Enfin, EELV appelle la France et l’Union européenne à contribuer au développement durable de la République du Congo. Cela passe par la mise en place d’une gouvernance qui profite à l’ensemble de la population et non plus à une minorité. Cela passe aussi par une gestion responsable et durable des ressources naturelles du pays, aujourd’hui destructrice de l’environnement et des populations locales, y compris de la part des entreprises étrangères, notamment françaises et européennes. L’exploitation du pétrole en est un mauvais exemple. Cela passe donc par l’adoption, à l’occasion de la COP 21, de mesures en vue d’aider ce pays à s’adapter à une économie sans pétrole non seulement pour répondre aux enjeux climatiques mais également pour réduire la dépendance à cette énergie.

Cela passe également par une révision significative des accords de partenariat économique UE-ACP qui fragilisent particulièrement le tissu économique local. Cela passe enfin par la mise en place rapide d’une taxe sur les transactions financières et l’augmentation de l’Aide Publique au Développement.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

 

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http://survie.org/mot/congo-brazzaville

Survie, 23 octobre 2015 (13h23)

La France a une responsabilité particulière au Congo-Brazzaville : l’Elysée doit annoncer la suspension de la coopération militaire !
Dans ses déclarations successives sur la situation au Congo [1], le président François Hollande condamne la violence mais reste dans une ambiguïté dangereuse en renvoyant à des consultations électorales transparentes et incontestables, un vœu pieu dans ce pays, sans condamner ce référendum sur une réforme constitutionnelle qui n’a rien de « consensuelle » [2] ou même demander son report comme l’ont fait les Etats-Unis.

Pour Thomas Noirot, de l’association Survie, « L’Elysée tourne autour du pot en rappelant une prétendue position de principe, au moment même où des forces de sécurité bénéficiant d’une coopération avec la France répriment les manifestations. Comme il l’avait fait à la fin du putsch au Burkina Faso, François Hollande devrait au minimum suspendre la coopération militaire française avec le Congo. » [3]

[1] Suite aux déclarations publiques de François Hollande mercredi 21 octobre, l’Elysée a publié un communiqué le jeudi 22 octobre sur la situation en République du Congo.

[2] Le 7 juillet, suite à la réception de Sassou Nguesso, l’Elysée avait évoqué dans un communiqué l’attachement de François Hollande à ce que « les réformes constitutionnelles soient fondées sur un consensus ». Les mobilisations de ces dernières semaines ont prouvé que ce n’est pas le cas du référendum prévu ce 25 octobre.

[3] Sur la suspension de la coopération avec le Burkina Faso annoncée le mois dernier, voir le communiqué de l’Elysée du 22 septembre 2014 : http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/entretien-avec-m-macky-sall/

 

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Parti Socialiste, 23 octobre 2015 à 10h16
République du Congo : Le Parti socialiste condamne les violences et s’inquiète de la situation politique

L’annonce du référendum organisé dimanche 25 octobre 2015 a provoqué des scènes de violence à Brazzaville mais aussi dans d’autres villes de la République du Congo.

Plusieurs victimes sont d’ores et déjà à déplorer suite aux affrontements entre forces de l’ordre et manifestants.

Le Parti socialiste dénonce ces violences, il présente ses condoléances aux familles des victimes et il appelle les autorités congolaises à la retenue.

Le Parti socialiste estime que l’organisation d’un tel référendum est légale, mais son objet comme son opportunité sont discutables et doivent pouvoir être librement discutés. Sur le fond, le Parti socialiste a déjà exprimé ses réserves en d’autres occasions sur les changements constitutionnels dans la perspective d’élections présidentielles.

Le Parti socialiste soutient les aspirations légitimes du peuple congolais et de sa jeunesse à la démocratie, à la justice et à la liberté.

Il souhaite que la liberté d’expression et de manifestation pacifique soit garantie. Il appelle toutes les forces politiques congolaises à un dialogue maîtrisé et au règlement démocratique et pacifique. La République du Congo ne doit pas connaître à nouveau les luttes fratricides des années passées, et des institutions stables et pérennes en sont la condition indispensable.

 

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Tournons la Page Gabon, 23 octobre 2015, 6h (Paris)

Le Congo en danger : il faut vite intervenir !

Depuis quelques jours, le peuple congolais dans une large majorité manifeste dans les principales villes contre le projet de référendum annoncé par le Président Denis Sassou Nguesso aux fins de modifier la Constitution pour briguer un mandat supplémentaire à la tête de la République du Congo. En réponse à ce droit constitutionnel de manifester pacifiquement, le pouvoir de Sassou Nguesso répond pas la répression et des assassinats des citoyens aux mains nues.

Face à la situation extrêmement grave qui prévaut dans ce pays voisin où des acteurs de la société civile sont les plus actifs de la région-région, berceau de la coalition internationale Publiez ce que vous Payez,  les organisations de la société civile gabonaise à travers le Mouvement ça suffit Comme ça ( branche locale de la campagne internationale « Tournons la page ») exprime sa profonde indignation et sa désapprobation vis-à-vis des évènements  dramatiques en cours dans ce pays frère qui résultent de volonté d’un homme de se maintenir au pouvoir par un coup d’Etat constitutionnel.

Déterminé à violer l’ordre constitutionnel de son pays et à organiser contre la volonté du peuple congolais un pseudo référendum, le dictateur Denis SASSOU NGUESSO  a entrepris depuis quatre jours de semer la terreur à travers une répression de grande ampleur contre les manifestants pacifiques qui protestent  à Brazzaville et sur l’ensemble du territoire congolais contre ce coup d’état constitutionnel.

Cette répression orchestrée  par le régime en place depuis 32 ans vient rappeler à la face du monde sa vraie nature, responsable des pires atrocités lors de  la guerre civile que le Congo Brazzaville a connu entre 1997 et 1999 et dont SASSOU NGUESSO fut le principal instigateur et planificateur.

En effet, durant cette guerre des milliers personnes ont été massacrées par les milices aux ordres en toute impunité. La parfaite illustration des crimes de ce régime a été la disparition de centaines de personnes au Beach de Brazzaville soit 353 personnes. Rappelons qu’en mai 1999, des milliers de Congolais qui avaient fui la guerre civile sont rentrés au port fluvial de Brazzaville. 353 d’entre eux ont disparu. Leurs familles accusent le régime du président Sassou Nguesso de les avoir assassinés.

Aujourd’hui, la gravité de la situation au Congo Brazzaville requiert la mobilisation et l’engagement de la communauté internationale contre les agissements criminels et anti-démocratiques de ce régime qui, contre vents et marées  a décidé de se maintenir au pouvoir, plongeant   de ce fait le Congo dans le chaos et la désolation. Partout à Brazzaville et à l’intérieur de la République du Congo, les milices à la solde d’un homme font régner la terreur. Des paisibles citoyens sont massacrés au vue et au su de la communauté internationale.

C’est pour cette raison que nous dénonçons le silence complice de la France, dont le discours de François HOLLANDE vient davantage jeter  le discrédit sur la politique de soutien du Gouvernement français au régime criminel de Denis SASSOU NGUESSO.

Le Mouvement ça Suffit Comme ça  s’étonne et s’indigne des déclarations de Monsieur François Hollande, Président de la République française, le 21 octobre 2015, en conférence de presse. Interrogé sur la situation en République du Congo, endeuillée après une journée de répression violente ce mardi 20 octobre 2015, Monsieur Hollande a répondu que le Président congolais avait le droit de consulter le peuple sur la question d’une nouvelle Constitution. Rappelons qu’une nouvelle loi fondamentale permettrait à Monsieur Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans, de se présenter pour un nouveau mandat aux élections présidentielles de 2016.

Par cette déclaration, le président français apporte son soutien aux manœuvres engagées par le pouvoir en place pour modifier la Constitution, contre toute légalité et légitimité, et permettre le maintien au pouvoir à vie du Président actuel.

Cette nouvelle posture de François Hollande, vient en contradiction avec son discours tenu lors du  Sommet de la Francophonie de Dakar, 30 novembre 2014  au cours duquel il déclarait « Il peut y avoir des révisions de Constitutions quand elle a été adoptée par un peuple avec des règles pour les candidatures, il ne peut pas être question, à quelques jours d’un scrutin, de changer l’ordre constitutionnel».

La société civile gabonaise condamne sans réserve la répression au Congo et appelle le peuple courageux de la République du Congo à se lever comme un seul homme pour exercer sa souveraineté en maintenant la pression sur SASSOU et ses milices. Le Mouvement ça Suffit Comme ça demande à l’Union Africaine d’appliquer les sanctions nécessaires devant les velléités monarchiques de SASSOU NGUESSO et son obsession à verser le sang des populations civils du Congo qui aspirent à un mieux être démocratique après 32 ans de pouvoir sans partage du clan SASSOU. Avant que le Congo ne sombre dans une nouvelle tragédie, il est urgent d’intervenir car la vie de millions de personnes est en danger.

Fait à Libreville, le 23 octobre 2015

Marc ONA ESSANGUI

Georges MPAGA

Marcel LIBAMA

 

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François Hollande, 22 octobre 2015 (soirée)

Evènements en République du Congo

Le président de la République suit avec grande attention les évènements actuels en République du Congo. Il condamne toute violence et soutient la liberté d’expression. Il rappelle qu’il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables.

 

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Tournons la Page, communiqué, le 22 octobre 2015, 17h43

« Le Président François Hollande plante un couteau dans le dos du peuple congolais »

En déclarant ce mercredi 21 octobre que « M. Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple », avalisant ainsi le coup d’État constitutionnel en cours au Congo-Brazzaville, M. François Hollande prend ouvertement le parti d’un dirigeant africain soupçonné d’être un criminel de guerre(1), au moment même où celui-ci fait tirer sur la foule. Le Président français trahit à la fois les valeurs de démocratie et d’État de droit et les espoirs de tous les démocrates congolais qui avaient cru en sa parole et en une possible rupture avec la Françafrique.

En novembre 2014 à Dakar, lors du sommet de la Francophonie, M. François Hollande avait envoyé un avertissement clair aux chefs d’État africains contre toute tentative de manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle(2). M. Denis Sassou N’Guesso, visé, avait quitté prématurément le sommet. Moins d’un an plus tard, le Président français a retourné sa veste. Pour quelles raisons ? Protéger les intérêts de Total et d’autres multinationales françaises au Congo ? Assurer un soutien congolais à la politique étrangère française, par exemple pour la conférence sur le climat ou les implications militaires en Afrique ? Historique du financement des partis politiques français ? Nous ne le saurons peut-être jamais.

Le référendum prévu ce 25 octobre au Congo, dans un pays où les fichiers électoraux sont viciés et où le pouvoir contrôle étroitement le résultat des élections, est l’ultime manipulation du Président congolais pour se maintenir au pouvoir après déjà près de 32 ans de règne (1979-1992 et depuis 1997). Il n’a d’autre objectif que d’ôter de la Constitution les limitations d’âge (art.58) et de mandat (art.57) qui interdisent à M. Denis Sassou N’Guesso de se représenter à la présidentielle de 2016. Or, cette révision viole la Constitution dont l’article 185 interdit toute modification de la limitation de mandats, ainsi que la Charte de la Démocratie de l’Union Africaine et les principes affirmés par l’organisation de la Francophonie.

Ces dernières semaines, le régime a manifesté de plus en plus clairement son intention de passer en force : envoi massif de SMS d’intimidation par certains opérateurs ; suspension ces derniers jours de l’antenne de RFI et des communications par internet et par SMS ; assignations à résidence de plusieurs leaders de l’opposition ; tirs à balles réelles sur un foule de manifestants sans armes. Pour seule réaction, M. François Hollande donne un blanc-seing au musèlement de la démocratie par le Président congolais. Ce n’est pourtant pas la seule réponse possible : la veille, l’Union Européenne devant l’Union africaine, par la voix de Federica Moghereni(3), réclamait le respect des Constitutions, les États-Unis ont condamné le coup d’État constitutionnel en cours, de même que le parti socialiste français(4).

Les organisations de la société civile congolaises(5) et européennes rassemblées dans le collectif « Tournons la page », qui avaient envoyé une lettre ouverte à M. François Hollande , dénoncent son mépris envers le peuple congolais qui se bat pour la démocratie. Elles appellent le gouvernement français à condamner vigoureusement le coup d’État constitutionnel et à suspendre toute coopération avec le Congo-Brazzaville.

Tournons la Page, le 22 octobre 2015

  1. Opinion internationale, « Lourds soupçons sur des crimes contre l’humanité du Président Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville », 19 juillet 2015 :  http://www.opinion-internationale.com/2015/07/29/exclu-lourds-soupcons-sur-des-crimes-contre-lhumanite-du-president-sassou-nguesso-au-congo-brazzaville_36379.html

En 2002, la justice française a acté la possibilité de le qualifier comme tel : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20020703.OBS7243/noir-silence-deby-bongo-et-sassou-nguesso-deboutes.html

  1. « Il peut y avoir des révisions de constitution mais quand elle a été adoptée par un peuple avec des règles pour les candidatures, il ne peut pas être question, à quelques jours d’un scrutin, de changer l’ordre constitutionnel.
  2. Discours devant l’Union Africaine, le 20 octobre 2015 : « Dans sa Charte pour la démocratie, l’Afrique a fixé une bonne règle : si vous changez une constitution, c’est pour votre successeur, pas pour vous. Nous voulons que voir les pays respecter cette règle, qui est dans votre Charte.», http://www.eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151020_01_en.htm
  3. Communiqué de presse, 24 septembre 2015 : « République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution » http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son
  4. http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/ 6. 13 octobre 2015, « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel http://tournonslapage.com/republique-du-congo/

 

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http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/

Tournons la Page – Congo, Brazzaville, Brazzaville  et Pointe Noire, 21 octobre 2015

Réaction de « Tournons la Page – Congo » aux déclarations de Monsieur François Hollande

La Campagne « Tournons la Page – Congo » (TLP – Congo) s’étonne et s’indigne des déclarations de Monsieur François Hollande, Président de la République française, ce jour, en conférence de presse.

Interrogé sur la situation en République du Congo, endeuillée, après une journée de répression violente ce mardi 20 octobre 2015, Monsieur Hollande a répondu que le Président congolais avait le droit de consulter le peuple sur la question d’une nouvelle Constitution. Rappelons qu’une nouvelle loi fondamentale permettrait à Monsieur Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis 32 ans, de se présenter pour un nouveau mandat aux élections présidentielles de 2016.

Par cette déclaration, le Président français apporte son soutien aux manœuvres engagées par le pouvoir en place pour modifier la Constitution, contre toute légalité et légitimité, et permettre le maintien au pouvoir à vie du Président actuel.

TLP – Congo note tout d’abord, avec amertume, le changement de position de la part du Chef de l’État français. Monsieur Hollande avait en effet fait preuve d’une grande fermeté, reconnue à travers tout le continent africain, à l’égard des chefs d’État désireux de manipuler les lois à des fins personnelles lors d’un discours prononcé à Dakar en novembre 2014. Depuis lors, un silence inquiétant face à la politique de déstabilisation des institutions du Président congolais visant à permettre sa réélection à la tête du pays en 2016, laissait déjà craindre un changement de position, aujourd’hui confirmé.

Au-delà de la déception face à la trahison de principes démocratiques fondamentaux, TLP – Congo se permet de rappeler au Chef de l’État français que le référendum prévu pour le 25 octobre ne peut en aucun cas être considéré comme une consultation du peuple.

L’interdiction et la répression violente des marches pacifiques organisées par les défenseurs de la Constitution en vigueur le mardi 20 octobre, illustrent suffisamment la volonté du Président de passer en force. L’instauration d’un véritable dialogue, et le respect de l’intégrité physique et des libertés des opposants politiques sont, en outre, des préalables indispensables à toute consultation démocratique. D’autre part, les conditions actuelles de gouvernance électorale ne permettent pas un scrutin libre et transparent.

TLP – Congo réaffirme ainsi la nécessité impérieuse d’une refonte du fichier électoral, et de l’établissement d’une Commission Électorale véritablement indépendante.

Pour les OSC congolaises, membres de la « Campagne Tournons La Page » :

  1. Action Evangélique pour la Paix (AEP), Mme Nelly Espérancia MFOUTOUKADO
  2. Cercle des Droits de l’Homme et de Développement (CDHD), Roch Euloge NZOBO
  3. Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), Brice MACKOSSO
  4. Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), Abbé Félicien MAVOUNGOU
  5. Fondation Niosi, Samuel NSIKABAKA
  6. La Conscience Libre, Wilfried KIVOUVOU
  7. Mouvement pour la Culture Citoyenne, Anthyme BAYIMINA
  8. Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Trésor NZILA KENDET
  9. Plateforme pour le respect de la Constitution du 20 janvier 2002, Alex DZABANA WA IBACKA
  10. Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH), Christian MOUNZEO
  11. Réseau d’Association des Jeunes Leaders Congolais (RAJLC), Me Welcom NZABA

 

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http://www.elysee.fr/chronologie/#e11217,2015-10-21,entretien-avec-m-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-du-mali-3

François Hollande, conférence de presse avec IBK, 21 octobre 2015, réponse à la question « Est-ce que le président Sassou a droit de consulter son peuple et quel est message que vous lui adressez ? »

La vidéo du point de presse : Les présidents François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta ont tenu un point de presse conjoint à l’issue de leur entretien.

26.00 Question de Boniface Villon RFI service Afrique : (27.00) Congo Brazzaville Pays africain frère du mal, le referendum, c’est dimanche prochain. Il y a une forte tension en ce moment à Brazzaville : Est-ce que le président Sassou a droit de consulter son peuple et quel est message que vous lui adressez ?

(31.30) Réponse de Hollande : Vous m’avez interrogé sur un autre pays que le Mali. Au Mali, il y a eu des élections, elles ont donné le résultat que l’on sait, élection présidentielle, élections législatives. Il y a les autorités, le président IBK les représente, il y a le gouvernement, il y a une assemblée, et nous respections les choix, toujours, des autorités légitimes. Et lorsqu’il se produit , et c’est arrivé, des coups d’Etat, comme au Burkina Faso, l’attitude de la France est toujours d’une très grande clarté, c’est-à-dire ne pas reconnaitre les actes de forces, et appeler aux élections, toujours aux élections. Et d’ailleurs, répondant à une question que vous ne m’avez pas posée, au Burkina Faso, il doit y avoir des élections, elles doivent se tenir dans le meilleur délai. En Centrafrique, là ou nous sommes également intervenu, nous tenons à ce qu’il y ait des élections, et à qu’il n’y ait pas de reports successifs, qui fassent, qu’un à moment le doute existe, et que des actions de force puisse y trouver prétexte. (32.20) Sur le Congo, le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, cela vaut d’ailleurs pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à rassembler, et à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux vous dire sur cette question. »

 

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http://survie.org/francafrique/congo-brazzaville/article/congo-brazzaville-au-lieu-d-isoler-5037

Survie, 21 octobre 2015.

Congo-Brazzaville : au lieu d’isoler le régime et de suspendre sa coopération militaire, la France accueille aujourd’hui un ministre de Sassou !


L’association Survie dénonce la réception au Quai d’Orsay du ministre des Affaires étrangères congolais ce mercredi 21 octobre et exhorte la France à suspendre sa coopération militaire avec un régime prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.

Au Congo-Brazzaville, le dictateur Denis Sassou Nguesso tente de passer en force en faisant modifier la Constitution pour pouvoir rester au pouvoir après 2016 [1]. L’opposition appelait à bloquer le pays si Sassou Nguesso ne retirait pas son projet de referendum, prévu dimanche. Depuis hier, la répression s’abat sur les manifestants tandis que le pouvoir a fait couper les réseaux de téléphonie mobile et la diffusion de RFI. Au moins cinq personnes ont été tuées par balles, des dizaines des personnes ont été arrêtées, et le bilan s’alourdit d’heure en heure [2]. Cela n’empêche pas Laurent Fabius de recevoir ce mercredi 21 octobre à 18h30 son homologue congolais Jean-Claude Gakosso [3]. Il ne s’agit selon toute vraisemblance pas d’une médiation de sortie de crise, qui impliquerait plutôt des consultations à Brazzaville, alors que ce rendez-vous sert la communication du régime.

Depuis cet été et la réception de Sassou Nguesso à l’Elysée [4], le silence diplomatique de la France a été largement interprété comme un accord tacite vis à vis des autorités congolaises. Rappelons qu’au Burkina Faso, il a fallu attendre que le peuple et l’armée régulière mettent les putschistes en déroute pour que la France annonce un acte concret, le gel de sa coopération militaire [5]. devra-t-on attendre que la rue fasse échec à ce coup d’État constitutionnel pour que Paris annonce enfin des mesures similaires ?

Pour Mathieu Lopes, vice-président de l’association Survie, « cet entretien accordé par Laurent Fabius est une provocation criminelle, une insulte aux Congolais et à tous les démocrates africains. La France doit immédiatement annoncer la suspension de sa coopération militaire et policière avec le régime, et contribuer à isoler d’urgence les dirigeants congolais ».

[1] « Sassou franchit le pas », Billets d’Afrique n°250, octobre 2015

[2] Des chiffres plus importants circulent ; le décompte des victimes est impossible actuellement, d’autant que l’internet mobile et les SMS ont été coupés.

[3] selon l’agenda en ligne du ministre sur le sur le site du Quai d’Orsay

[4] « Hollande reçoit Sassou, accusé de crime contre l’Humanité et en quête de légitimité », communiqué de Survie, 7 juillet 2015.

[5] annoncée seulement le lundi 21 septembre, une fois que l’armée loyaliste encerclait le Régiment de Sécurité Présidentielle et que le dénouement était proche.

 

* * *

https://www.lepartidegauche.fr/communique/congo-sassou-nguesso-30-ans-au-pouvoir-quotsassoufitquot-33647

Commission Afrique du  Parti de Gauche, Paris, le 18 octobre  2015

Congo  :  Sassou Nguesso  30 ans au pouvoir  « Sassouffit ! »

Le tyran du Congo Brazza, Sassou Nguesso veut organiser un référendum le 25 octobre prochain afin de pouvoir briguer un nouveau mandat grâce à une manœuvre constitutionnelle (nouvelle République et suppression de l’âge limite pour se porter candidat) alors que la Constitution de 2002, qu’il a lui-même fait adopter, stipule que l’article 57 (limitation à deux mandats) ne peut faire l’objet d’aucune révision.

Le peuple congolais est courageusement descendu manifester afin de dire non à ce coup d’Etat constitutionnel le 27 septembre à Brazzaville où 30000 personnes se sont rassemblées ce qui ne s’était jamais vu depuis le retour au pouvoir de Sassou en 1997.

En attendant la grande manifestation du 20 octobre à Brazzaville, des meetings sont organisés dans le reste du pays. Lors du meeting de Pointe-Noire, ce samedi 17 octobre 2015, deux participants ont été tués et une douzaine blessés, ce que Moungalla ministre de la communication, qualifie d’incident mineur ! Qui plus est les leaders de l’opposition, l’alliance FROCAD-IDC, sont empêchés de gagner Dolisie pour organiser le prochain meeting.

La diaspora congolaise est aussi très active dans la contestation en France.

La réponse de Sassou consiste à distribuer de l’argent afin de tenter de mobiliser pour une contre-manifestation, à payer des sicaires et à mobiliser une armée partisane pour répandre la terreur, à diffuser des messages menaçants sous une forme ambiguë : « que la paix, la sécurité et la stabilité ne soient perturbés sous aucun prétexte » tel est le message que ce parangon de la paix a en effet envoyé sur les réseaux sociaux avec la complicité de certains opérateurs de téléphonie !

Le Quai d’Orsay quant à lui s’est contenté « d’appeler à un processus électoral crédible conduisant à des scrutins libres et transparents, dans le respect de l’Etat de droit et des libertés publiques » !

Le Parti de gauche soutient la résistance citoyenne courageuse des Congolais dans la rue.

Le Parti de gauche exige du gouvernement français une condamnation ferme du coup d’Etat constitutionnel du clan Sassou.

Vive la révolution citoyenne et souveraine africaine !

+ Déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur le Congo (22.10.15 ?)

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/2685-congo-brazzaville–hollande-benit-la-ruse-de-sassou.html

« Sassou Nguesso ne peut pas apaiser le Congo, car sa gouvernance est une dictature. Sassou Nguesso est l’allié des alliés de ces politiques dupes de la France. On se moque de l’Afrique quand on laisse longtemps au pouvoir de tels dictateurs qui ne savent que tuer l’avenir des générations futures dans leurs patries. Le changement de la constitution au Congo n’est pas justifié. On ne peut pas continuer d’applaudir des dirigeants qui font subir des humiliations aux gens. Si la mort de la démocratie en Afrique, ça nous dit rien, c’est qu’on n’est plus une bonne société, car le peuple ne doit pas se taire quand sa liberté est piétinée. »

 

* * *

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son

Parti socialiste, Paris, 24 Septembre 2015, (19h17 à Paris)

République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution

Maurice Braud, secrétaire national à l’international

Hélène Conway-Mouret, secrétaire nationale adjointe à l’international

En annonçant cette semaine sa décision de soumettre à référendum un projet de modification de la Constitution congolaise, le président Denis Sassou Nguesso s’engage dans une voie condamnable qui vise à priver le peuple congolais de toute alternance politique.

Le Parti socialiste dénonce la stratégie du président congolais visant à préparer le terrain d’une suppression du nombre de mandats successifs et de la limite d’âge pour la fonction présidentielle. L’objectif est de violer à la fois la Charte de la démocratie de l’Union africaine et la Constitution congolaise, laquelle stipule précisément que les limites imposées aux mandats présidentiels ne peuvent être sujettes à des modifications constitutionnelles.

Le Parti socialiste appelle les Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne à agir pour empêcher la tenue de ce référendum et faire respecter l’ordre constitutionnel et le calendrier électoral de 2016. Soutenant les aspirations légitimes du peuple congolais et de sa jeunesse pour la démocratie, la justice et la liberté, le Parti socialiste souhaite que le rassemblement pacifique organisé le 27 septembre à Brazzaville incite le président à renoncer à son projet de coup d’Etat constitutionnel qui risquerait de faire retomber le pays dans les drames du passé et de déstabiliser la région.

 

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Une réflexion sur “Congo Brazzaville – coup d’Etat constitutionnel et coup de couteau dans le dos ?

  1. Le message de François Hollande a surpris plus d’un Congolais et même plus d’un Africain épris de démocratie.
    Personne, en tout cas personne ne peut croire qu’en 2015, François Hollande puisse se tromper sur son analyse sur l’Afrique, là où Michel Alliot-Marie s’était déjà trompée sur la Tunisie e,n proposant l’expertise et le savoir des policiers français.

    Ce n’est pas possible, que les chefs d’Etats africains démocratiquement élus laissent Sassou Nguesso être leur porte-parole à la COP21 du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. Cela n’a aucun sens. Un dictateur, un briguant, un assassin même s’il est le plus vieux de tous, ne peut représenter des chefs d’Etats respectés et respectables comme Boni Yayi du Bénin, Macky Sall du Sénégal, John Dramani Mahama du Ghana, Muhammadu Buhari du Nigeria… Quel exemple donne l’Afrique? Quel message l’Afrique veut-elle faire passer à la COP21: entrer une bonne fois dans la marche de l’histoire du 21ème siècle ou traîner les pieds?

    Même minoritaires, les chefs d’Etats démocratiquement élus doivent peser dans les relations internationales et les occidentaux doivent les soutenir. Voilà le new deal politique que je propose. Plus de places aux dictatures.
    A eux donc de prendre leurs responsabilités et ne plus tolérer les comportements comme ceux de Pierre Nkurunziza au Burundi et de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

    Les valeurs de démocratie, de respect des constitutions, de droits de l’homme, de l’alternance au pouvoir et de bonne gouvernance doivent être des valeurs non négociables pour nous aussi, nous Africains.

    L’Afrique de l’Ouest est en train de comprendre et est en train de sortir peu à peu des dictatures. Cela n’est pas facile, c’est même très difficile. Nous avons vu comment cela a failli glisser au Burkina. Les autres chefs d’Etats se sont levés pour dire STOP à Gilbert Djendéré. Merci pour cette action.

    Mais l’Afrique Centrale reste encore en retard, très en retard. Aucun pays ne montre l’exemple. Est ce que cela est lié au climat et à la végétation? Je m’interroge.
    En effet, l’Afrique centrale est encore constituée en grande partie de forêt tropicale primaire. Cela empêche peut-être l’intelligence de circuler et de briller dans la conscience de chacun et de tous.

    Je suis moi-même du Congo-Brazzaville. C’est au Sénégal m’a t-on dit qu’est venue la réaction la plus virulente face aux propos de François Hollande, affirmant que Sassou a raison d’organiser le référendum.
    Merci à tous les Sénégalais, merci à vous car très tôt vous avez compris l’intérêt de la société civile. L’exemple du mouvement Balai Citoyen est édifiant.Mais en Afrique Centrale, la société civile est martyrisée. Et les mots de Hollande ne sont pas pour rassurer. J’espère que son revirement est sincère.

    En tout cas, nous n’avons pas des armes pour s’opposer à Sassou Nguesso. Comme dit Pascal Tsaty-Mabiala, 1er secrétaire national de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), paraphrasant Churchill, « nous n’avons que nos larmes et notre sang » pour s’opposer à Sassou Nguesso.
    Alors on marche!

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